Discours de fondation
16 juin 2025
Blanche de Weerdt
Vice Présidente
Bonjour à toutes et tous
Avant de vous présenter les membres fondateurs de l’Alliance Bleu et Rouge, je voudrai vous dire deux mots de notre laboratoire d’idées, parce si c’est la genèse de notre histoire, c’est aussi la vôtre. Je sais que Jérôme Moreels vous en parlera, parce que c’est notre bébé et nous en sommes fier. Il n’aurait pas grandi s’il n’y avait eu votre participation dans les ateliers, vos commentaires, vos posts, vos articles, et vos critiques en message privé. C’est ainsi que le Cercle Sully a pu mettre en ligne en lecture libre un essais sociologique et politique et le dernier plus porté sur l’économique.
Ce Cercle dont je suis co-fondatrice a été formé par un petit groupe d’amis, qui comme chaque fois que nous étions dans une situation exceptionnelle, avons réagi avec des outils que nous avons adaptés à ces défis.
Cette situation ce fut la pandémie de la Covid. En réaction au confinement nous avons créé le Cercle Sully, un laboratoire d’idées ouvert à tous, avec comme particularité le fait qu’il était entièrement numérique afin de relier entre eux tous les citoyens intéressés par l’échange d’idées sans a priori partisan.
Et comme l’a écrit Georges Bernanos, on n’attends pas l’avenir comme on attend un train, l’avenir on le fait, des membres nous ont dit : C’est bien, les idées, mais on en fait quoi, parce qu’aujourd’hui, nous sommes tous conscients de l’urgence de la situation, confrontés à une mutation sociétale de grande ampleur à laquelle la classe politique n’est pas préparée.
Si j’ai fait cet aparté sur le Cercle Sully et ces publications, c’est qu’ils sont la base de l’ABR, autrement dit en raccourci l’Alliance Bleu et Rouge,
Maintenant, je vais vous présenter par ordre alphabétique les fondateurs de l’ABR. Nous avons tous des parcours atypiques, mais qui n’en sont pas moins chargés d’expériences.
Philippe Agnelli, niçois de 51 ans, est papa de deux enfants. Ingénieur en informatique, entrepreneur et citoyen engagé, il a fait de l’indépendance intellectuelle et de la liberté d’action les fils conducteurs d’un parcours profondément ancré dans le réel.
Diplômé d’un master en informatique, il crée en 1999 le premier MBA e-commerce pour l’Université de Monaco, permettant d’appréhender les grandes ruptures technologiques du XXIe siècle.
En 2008 il intègre la Métropole Nice Cote d’Azur. Il y conçoit notamment un centre d’appel citoyen « Allo Mairie», et des outils de géolocalisation des interventions publiques de voiries.
Et c’est au contact du territoire et de ses habitants qu’il affirme peu à peu une conscience civique profonde. Pendant plus de dix ans, il exerce les fonctions de conseiller municipal à Isola, son village familial.
Amoureux de sa région, il porte un attachement viscéral à la France, à ses paysages, à son génie collectif, à ses contradictions. Il défend une vision équilibrée du développement d’une réindustrialisation intelligente, d’une autonomie énergétique et alimentaire, d’une revitalisation des villes moyennes et des campagnes, d’une justice sociale exigeante mais sans assistanat, et d’une transition écologique concrète, à l’échelle locale.
Passionné de science, de philosophie antique, de sociologie et de psychologie, sans se revendiquer d’aucun courant politique traditionnel, il a la vision d’une économie qui doit libérer les énergies afin de créer les richesses nécessaires à notre modèle de société, où le social doit protéger les plus vulnérables sans encourager la passivité, où l’environnement doit être défendu avec courage, sans dogmatisme, misant sur la responsabilité personnelle, la véracité des territoires et le courage de la décision face à la complexité des situations.
Philip Belhassen, vit dans les Alpes Maritimes, bientôt 48 ans et papa de deux enfants, il est un entrepreneur dans l’industrie des jeux vidéos et de l’intelligence artificielle. Démocrate convaincu, républicain et souverainiste, il puise ses convictions philosophiques et politiques entre Rousseau et le général de Gaulle.
Diplômé d’un DESS en informatique, il créé très vite sa première société, StoneTrip, en 2001, société d’édition de logiciel pour l’industrie du jeu vidéo, créant le concept de cloud gaming par un depot de brevet en 2003, StoneTrip deviendra leader des moteurs de jeu vidéo mobile et multi joueur, notamment avec l’arrivé de l’iPhone en 2007.
Avec ce succès, il fera plusieurs fois le tour du monde des conférences de l‘industrie et des producteurs de jeux vidéo, allant des états unis à la chine, tissant des liens fort avec chaque citoyens du monde.
Et c’est ainsi qu’il participe aux associations locales, nationales et internationales de l’industrie, discutant avec les politiques locaux et nationaux, expliquant, enseignant aux décideurs les finesses d’une industrie plus puissante et importante que celle du cinéma et et de la chanson réunis.
Il est également, dans le même temps, enseignant universitaire. Il exprimera toujours son attachement à l’école et a la recherche publique, indiquant que c’est par l’université qu’il est sortie d’une classe sociale basse pour devenir inventeur et créateur d’entreprise à succès.
C’est à cette époque qu’il rencontrera les premiers effets d’une problématique étatique posant les limites de la liberté d’entreprendre pour l’innovation française.
C’est pourquoi il décide de s’expatrier en 2011 et de créer un studio de production de jeux vidéo indépendant en Tunisie en partenariat avec une école privé locale. Il va créé ainsi une industrie complete dans un pays en demande de maîtrise de nouvelle technologie, réunissant autour d’une même table les ministres de l’industrie, de l’enseignement supérieure et de la recherche, ainsi que celui de l’économie pour créer une filière complète des jeux vidéos et des logiciels multimédia, de l’industrie de la culture et de l’immatériel.
Il vivra en Tunisie pendant près de 10 ans, pendant et après la révolution de jasmin, regardant et vivant de près un renversement politique, analysant comment on passe d’une autocratie a une république, puis à l’abandon du pouvoir politique citoyen et au retour d’une autocratie de fait.
De retour en France il créé en 2025 un lecteur d’audiobook pour enfant avec la voix des parents et des proches, en clonage de voix par intelligence artificielle.
Depuis, la crise du Covid, ses convictions politiques l’ont poussé à s’impliquer pour faire bouger les lignes. Pragmatique il œuvre au vivre ensemble pour que chacun ait sa place et puisse donner un sens a son existence, pour qu’enfin la France retrouve sa vraie place et ses vraies valeurs. Il crée pour cela citoyen direct, projet d’application de prise de décisions démocratiques locale, régionale, nationale, et participe a des initiatives démocratiques comme les ateliers constituants.
Geneviève BOUCHÉ, est docteur en Sciences des organisations. Spécialiste en nouvelles technologies et l’évolution des usages, elle a joué un rôle important dans le lancement de l’industrie du numérique grand public en France dans les années 80.
Tous ceux qui s’intéressent à l’économie en ont entendu parler. Elle a publié de nombreux ouvrages liés à l’impact du développement technologique et scientifique sur le comportement humain. « Des business angels au crowdfunding » « Changeons de civilisation » et surtout « Économie productive, économie contributive, Outils de gouvernance pour le troisième millénaire » ainsi que des publication dont la dernière est « Quelles monnaies pour quel modèle de société ? »
Cette chercheuse française, spécialisée dans la recomposition du tissu entrepreneurial français considère que le numérique peut être une opportunité pour rééquilibrer les pouvoirs et favoriser une société plus équitable, à condition de ne pas laisser ces technologies être uniquement pilotées par des intérêts privés ou étatiques. Elle met en avant l’importance de préparer la société aux transformations induites par le numérique, en repensant la gouvernance, l’éducation et les reconnaissances des différentes formes de création de valeur, l’intelligence collective devenant une source de prospérité. Les organisations évoluant vers des structures qui vont du local vers le global et non plus l’inverse, insistant sur l’urgence de créer des espaces de dialogue entre citoyens, entreprises et pouvoirs publics pour co-construire un avenir désirable avec le numérique.
Et pour finir
Jérôme Moreels, habite le Loiret. Né en 1967, marié et père de trois enfants, est co-fondateur du Cercle Sully.. Quatre ans plus tard, dans la continuité de cette dynamique, il co-fonde l’ABR afin de porter les idées et les aspirations des citoyens dans l’action politique concrète. Ce cheminement marque sa volonté de relier le travail de terrain à la construction d’un projet républicain d’avenir.
De formation universitaire, il a mené une carrière dans les systèmes d’information et le numérique, notamment dans l’e-commerce et les stratégies digitales. Il a accompagné de nombreux acteurs publics et privés dans leurs transformations, avant de fonder sa propre société de conseil. Il est également co-auteur de l’ouvrage Un défi pour 2030, qui propose des solutions concrètes aux grands enjeux contemporains
Pour travailler avec lui depuis le début de cette aventure, je peux vous dire que Jérôme est un humaniste attaché à l’idéal républicain, à la défense de la biodiversité, au progrès scientifique et à l’intelligence collective. Curieux, accessible et engagé, il défend une vision optimiste mais lucide de l’avenir de la France : une société plus juste, plus responsable et plus proche de ses citoyens, où chacun peut trouver sa place et contribuer au bien commun.
Je lui laisse la parole et vous demande de l’applaudir bien fort, car sans lui, nous ne serions pas là aujourd’hui.